Ce texte dresse le portrait d’un poète nouveau, le poète-albatros. Le texte évoque une scène de vie en mer au cours de laquelle un albatros, qui s’est posé sur un navire, est capturé par les marins qui en font leur souffre-douleur. Nous ferons remarquer la parallèle entre le poète et l’animal plus tard dans notre analyse. 18/05/2020 00:57. Ouverture vers « Le Crapaud » de Corbière. Poème composé de quatre quatrains, alexandrins, Deuxième poème de la section « Spleen et idéal ». Le recueil scandalise la société conformiste et soucieuse de respectabilité. Le jugement le condamne à une forte amende et il entraîne la censure de six poèmes jugée immoraux. Baudelaire souligne ainsi la difficulté de l’oiseau dans un milieu qui lui est étranger. La présence de deux tournures exclamatives accentue encore le caractère dramatique de la scène en traduisant les pensées des marins : Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers. Introduction : Poème composé de quatre quatrains, alexandrins. INTRODUCTION. Baudelaire, « L’albatros », II . Baudelaire y exprime sa réflexion esthétique, son refus de l’utilitarisme et y définit la fonction du poète « déchiffreur » de symboles. Le déplacement opéré par l’hypallage concerne surtout les adjectifs. Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches 1 Janvier 2020, 16:48 Analyse linéaire. Baudelaire subit un procès retentissant pour « offense à la morale et aux bonnes mœurs ». L’oiseau est constamment personnifié que ce soit en. Argerich Texte 1 « L'Albatros », Baudelaire. Les verbes d’action qui qualifient le poète (« hante la tempête » « se rit de l’archer ») s’opposent aux termes péjoratifs des deux derniers vers : « exilé », « au milieu des huées », « l’empêchent ». Cette strophe se fait remarquer par la caractérisation de l’albatros. Mouvement n°2 : La survie du poète dans le théâtre social. INTRODUCTION : Ce texte se rattache à l’objet d’étude intitulé « La poésie du XIXe au XXIe siècle ». L’anacoluthe (=erreur de construction grammaticale) −exilé sur le sol (…) Ses ailes de géant l’empêchent de marcher (V.15/16)− contraste avec la fluidité des vers précédemment commentée. En conclusion, si « L’Albatros » reprend un des thèmes favoris du Romantisme, celui du poète qui se sent étranger dans une société qui ne le comprend pas, il le traite au moyen d’une écriture bien particulière, superposant le réalisme d’une scène maritime à une dimension symbolique. Les deux derniers vers révèlent le revers douloureux du génie : Exilé sur le sol au milieu des huées / Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. Dans le monde du rêve, de la poésie, il est dans son élément. , qui connote le calme et la complicité de l'oiseau, met en évidence l'injustice du sort que lui réservent, . Cette description péjorative entre en opposition avec les termes mélioratifs utilisés quant à eux pour désigner l’oiseau dans son univers céleste ou marin: « rois de l’azur », « leurs grandes ailes blanches », « voyageur ailé », « si beau », « qui volait ». Par cette métaphore filée, une lecture des strophes semble évidente : - Les trois premières strophes comparent l’oiseau à un « roi » déchu ; - La quatrième strophe creuse la symbolique du poète. Ainsi, les oiseaux subissent les actes des marins comme le montre le COD « les » du vers 5. . L'albatros est désigné par des périphrases, (v. 2 : « vastes oiseaux des mers » ; v. 3 : « indolents compagnons de voyage »). Baudelaire place ce poème quasi en tête du recueil pour revendiquer une nouvelle figure de poète, un être déchiré entre spleen et idéal, en marge de la société. quand la phrase ne s’arrête pas à la fin du vers, mais déborde jusqu’à la césure ou à la fin du vers suivant. Strophe 1, 2 et 3: anecdote maritime, cruauté des marins vis-à-vis de l’oiseau, Strophe 4 : comparaison de l’albatros avec le poète. Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, Il hante les tempêtes (V.14) signifie que le poète connait une exaltation d’ordre spirituel et intellectuel, qui le rend supérieur au commun des mortels (représenté par les hommes d’équipage). Est-ce pour mieux accentuer le déchirement du poète entre ses deux vies : celle de la réalité et celle de l’idéal ? Premières informations sur le titre et la signification de l’œuvre : Projet de lecture : A travers la figure de l’Albatros, quelle place le poète entretient-il avec sa société ? Son esprit s’envole dans l’espace aérien infini. Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous : Analyse Linéaire - "Alchimie de la Douleur", Séquence 2 - "De la laideur et de la sottise il fera naître un nouveau genre d'enchantements". Baudelaire y exprime sa réflexion esthétique, son refus de l’utilitarisme et y définit la fonction du poète « déchiffreur » de symboles. Analyse du poème: L'Albatros de Charles Baudelaire, Analyse linéaire complète de "l'Albatros" de Baudelaire, Analyse Diagnostique Des Marchés Etrangers, Analyse Diagnostique Des Marchés étrangers Devoir 1 CNed. Présentation de l'auteur. On comprend mieux pourquoi l’on passe d’un pluriel « vastes oiseaux des mers », « ces rois de l’azur » au singulier « ce voyageur ailé », « lui ». Cette strophe nous dévoile une grande violence des hommes d’équipage non seulement qui le raillent, le parodient, mais vont jusqu’à l’insulter. : c'est une figure qui consiste à attribuer à certains mots d’une phrase ce qui convient logiquement à d’autres mots de la même phrase. La cruauté des marins arrive à son paroxysme à la 3e strophe avec le lexique de la violence (« agace son bec », « brûle gueule », « mime en boitant »). Le poème fonctionne sur un principe de réinterprétation, après avoir découvert l’enjeu à la quatrième strophe : l’albatros devient le poète, les marins deviennent le théâtre de la vie du poète. Le navire glissant sur les gouffres amers. Deuxième poème de la section « Spleen et idéal » Ce texte dresse le portrait d’un poète nouveau, le poète-albatros. Ses recueils (Les Fleurs du Mal, 1857 ; Petits poèmes en prose, 1869) et son œuvre critique (l’Art romantique, 1868) sont à la source de la sensibilité moderne. La première strophe est constituée d'une seule phrase ample pour présenter l'oiseau en vol dans la première strophe. L’accent est mis d’abord sur le caractère soudain de la transformation : L’oiseau suscite la caricature et le rire cruel et stupide : l’albatros est perçu comme, partir du vers 9, un seul oiseau est évoqué, ce qui prépare la présentation du. L’importance accordée à cet oiseau se lit dans la place que tiennent les périphrases : la première  (vastes oiseaux des mers) occupe tout le second hémistiche du vers 2, la seconde (indolents compagnons de voyage) neuf syllabes du vers 3. Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! Le poème est basé sur un principe de comparaison : l’oiseau est le poète, le poète est l’oiseau. A la liberté de l’oiseau, évoquée par des allusions au mouvement et au voyage –qui suivent (V.3), indolents compagnons de voyage (V.3), ce voyageur ailé (V.9), succède un emprisonnement au sol, perceptible dans la structure même du deuxième quatrain : les deux vers consacrés à l’albatros se retrouvent cernés par la référence au monde clos du bateau, exprimé par la métonymie sur les planches (V.5), et l’allusion aux avirons (V.8). Charles Baudelaire (1821-1867) est un écrivain français du XIXème siècle. Analyse + extrait: A Une Passante de Baudelaire. Le poème se présente comme une scène de vie en mer. Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux, J'ai étudié ce poème avec mes élèves, je leur conseillerai de se référer à votre étude pour leurs révisions. L'image de l'Albatros capturé évoque l'idée d'être totalement étranger au monde qui l'entoure. Strophe 4 : comparaison poète-albatros, déchéance du poète. Il doit donc s’exiler, être seul et cette singularité s’est cristallisée dans le symbole de l’albatros. L’épithète « vastes » souligne certes l’envergure exceptionnelle de cet oiseau mais, par hypallage (oiseau des vastes mers) elle peut aussi suggérer sa symbiose avec l’immensité des espaces qu’il parcourt. Humilié par sa gaucherie − maladroits et honteux (V.6) –, il se sent veule (V.9), avili, dégradé. Le jugement le condamne à une forte amende et il entraîne la censure de six poèmes jugée immoraux. Un enjambement : quand la phrase ne s’arrête pas à la fin du vers, mais déborde jusqu’à la césure ou à la fin du vers suivant. L’action, mise en valeur par l’enjambement, prend un caractère subit et brutal. La longueur même de ses grandes ailes blanches (V.7), comparées à des avirons (V.8) pour souligner combien elles l’encombrent à terre le rend maladroit (V.6). Comme le suggère le titre de son recueil. Les trois premières strophes nous font donc part d’une anecdote qui met en scène la cruauté des hommes vis-à-vis des oiseaux. Le motif de cette capture, « pour s’amuser », témoigne de la cruauté des marins qui s’exerce fréquemment, ce que rappelle l’adverbe « souvent ». Baudelaire reprend ensuite dans cette strophe l’opposition entre force, majesté et faiblesse, pathétique. ». Mais elle ne prend son sens qu’à la quatrième strophe qui dévoile la symbolique du texte. Connaissant la comparaison entre l’albatros et le poète, une lecture éclairée nous permet de comprendre un thème traditionnel à Baudelaire : la solitude de l’homme de génie au milieu de la foule (les hommes d’équipage). Ses ailes de géant l’empêchent de marcher. La vie de l’albatros se transforme, par l’alchimie poétique, en miroir de l’existence du poète. La haute mer s’impose d’emblée par le jeu des rimes aux vers 2 et 4 : ,  confrontation de l’oiseau et des marins dans le troisième quatrain. Le poète les caractérise par un accessoire, la pipe, désignée vulgairement par le terme brûle-gueule  (V.11) pour rattacher ces hommes à un monde grossier, trivial, en total contraste avec la description de l’albatros. L'expression du vers 3 : « indolents compagnons de voyage », qui connote le calme et la complicité de l'oiseau, met en évidence l'injustice du sort que lui réservent « les hommes d'équipage ». L’épithète vastes dans la première, souligne certes l’envergure exceptionnelle de cet oiseau mais, par hypallage (oiseau des vastes mers) elle peut aussi suggérer sa symbiose avec l’immensité des espaces qu’il parcourt. Premiers cités, les marins sont peu décrits ; l’accent est mis sur une communauté : Connaissant la comparaison entre l’albatros et le poète, une lecture éclairée nous permet de comprendre un thème traditionnel à Baudelaire : la solitude de l’homme de génie au milieu de la foule (, L’importance accordée à cet oiseau se lit dans la place que tiennent les périphrases : la première. Le poème se présente comme une scène de vie en mer. Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage Theme: Autofocus © 2013 - Hébergé par Overblog. MERCI BCPPPP cava m'aider pr loral maintenu !!!! La dimension symbolique est alors explicitée. Il est victime de, La correspondance entre l’homme et l’animal s’établit aussi par l’ambiguïté des termes. Le Poète est semblable au prince des nuées Le titre « L’Albatros » se remarque par son article défini « L’ » qui nous indique un oiseau certes mais un oiseau bien identifié dans l’esprit du poète. La construction du poème amène à une relecture des premières strophes. Lecture linéaire : la rencontre au bal dans la Princesse de Clèves, Dissertation sur la beauté baudelairienne. Strophes 1 à 3 : anecdote maritime qui montre la déchéance de l’albatros, Vers 1 donne cadre spatio-temporel : « souvent », « hommes d’équipage ». L’eau est également rappelée par l’allitération en liquides [ prennent, albatros, mers, indolents, navire, glissant, gouffres, amers ]. Le poète semble alors si pleinement habité par son rêve que rien ne peut l’atteindre : il se rit de l’archer (V.14) qui,  du sol, décoche ses flèches. L’oiseau est donc promis à une souffrance déjà suggérée au vers 2. L’action, mise en valeur par l’enjambement, prend un caractère subit et brutal. Poème construit sur une révélation qui n’intervient qu’au début du 4e quatrain et amène à une relecture symbolique du poème. L’oiseau est constamment personnifié que ce soit en indolent compagnon de voyage (V.3), en roi de l’azur (V.6), en prince des nuées (V.13),en voyageur ailé (V.9) en infirme (V.12). L’accent est mis d’abord sur le caractère soudain de la transformation : A peine les ont-ils déposés sur les planches (V.4). «  L’albatros », le poème CIV de la section « Spleen et Idéal », composé de quatre quatrains, est un poème qui aurait été inspiré à Baudelaire lors de son voyage en mer vers l’île Maurice. L’albatros devient le poète, les marins deviennent le théâtre de la vie du poète. La correspondance entre l’homme et l’animal s’établit aussi par l’ambiguïté des termes. Les antithèses s’accumulent entre grandeur et chute, spiritualité et matérialité, ciel et terre, poète et foule. . Il est victime de huées (V.15), terme diamétralement opposé à l’image poétique des nuées (V.13) avec laquelle il rime pourtant. Le texte évoque une scène de vie en mer au cours de laquelle un albatros, qui s’est posé sur un navire, est capturé par les marins qui en font leur souffre-douleur. L’oiseau suscite la caricature et le rire cruel et stupide : l’albatros est perçu comme comique (V.10). Au vers 13, l’analogie dont nous parlions au début de l’analyse établit une correspondance entre le poète et l’oiseau : Le poète est semblable au prince des nuées. Baudelaire nous montre ainsi une inadaptation à une existence sociale où dominent la médiocrité, la vulgarité, l’utilitarisme et la bassesse suscite la moquerie et le rejet des hommes. Par Laurence Machi  •  16 Avril 2020  •  Commentaire de texte  •  2 715 Mots (11 Pages)  •  1 184 Vues. Une idée de grandeur et de détachement du monde matériel se fait ressentir dans la perception du poète : Indolent (V.3), rêveur, il plane au-dessus du navire et des gouffres amers (V.4), image même de l’adversité de l’existence. v. 1 à 4         : L'albatros dans l'azur, v. 5 à 8                : L'albatros sur le sol, v. 9 à 12        : Les moqueries des marins, v. 13 à 16        : La parabole du poète oiseau. La haute mer s’impose d’emblée par le jeu des rimes aux vers 2 et 4 : oiseaux des mers / gouffres amers. Au cœur des débats sur la fonction de la littérature de son époque, Baudelaire détache la poésie de la morale, la proclame tout entière destinée au Beau et non à la Vérité. Baudelaire subit un procès retentissant pour « offense à la morale et aux bonnes mœurs ». / Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! Le tragique de sa condition se lit constamment dans le rappel de sa grandeur passée opposée à sa misère présente : Le poète les caractérise par un accessoire, la pipe, désignée vulgairement par le terme. Assonance en [en ] qui accentue la majesté de l’albatros : souvent, indolents, glissant. Le poète serait donc maladroit comme l’albatros dans un univers trivial mais majestueux dans le monde céleste qui n’est pas sans évoquer le monde des idées dans lequel évoluera le poète symboliste. L’anecdote précédente montre donc sa dualité. Une hypallage : c'est une figure qui consiste à attribuer à certains mots d’une phrase ce qui convient logiquement à d’autres mots de la même phrase. Lecture linéaire 1 « L’albatros », Baudelaire. Le récit que contient le poème est marqué par la répétition : dès le premier mot, l'adverbe. La torture subie par l’oiseau est donc à la fois physique et morale. Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule ! Baudelaire nous livre donc ici le portrait d’un poète déchiré entre la grandeur et la souffrance, entre spleen et idéal. La majesté avec laquelle il évolue dans le monde des idées est traduite par l’harmonie du vol de l’albatros, qui se déploie amplement dans la strophe 1, du fait des enjambements, en une longue phrase bien balancée. Le poème fonctionne donc sur un principe de réinterprétation, après avoir découvert l’enjeu à la quatrième strophe. Albatros connote à la fois l’univers maritime et céleste. Analyse Linéaire - "L'albatros" 1 Janvier 2020, 16:48 BAUDELAIRE. CL de la mer perceptible immédiatement : « équipage » (v.1), « mers » (v.2), « voyage » (v.3), « navire » (v.4). Comme le suggère le titre de son recueil Les Fleurs du Mal, il a tenté de tisser des liens entre le mal et la beauté, le bonheur fugitif et l’idéal inaccessible. L’évocation du lieu répond à une structure très nette : plan d’ensemble dans le premier quatrain avec les albatros qui suivent le navire, plan rapproché dans le deuxième quatrain – un albatros se retrouve cette fois sur les planches −,  confrontation de l’oiseau et des marins dans le troisième quatrain. Le personnage doit-il être exceptionnel dans la Princesse de Clèves ? Les marins deviennent les maîtres de la situation, comme l’indiquent les verbes de sens actif qui s’y rattachent – prennent (V.2), ont-ils déposé (V.5) − tandis que les verbes à valeur passive évoquent les albatros qui laissent piteusement (V.7) – notons l’effet d’insistance créé par la longueur de l’adverbe – leurs ailes traîner à côté d’eux (V.8). Excellente analyse! L’oiseau se voit présenté de manière élogieuse : ces rois de l’azur (V.6) ; Pourtant cet animal sublime présente une image radicalement opposée une fois posé au sol. L'albatros traduit chez Baudelaire la conscience d'être différent des autres. Les albatros ne sont en effet qu’une représentation du poète. Le recueil scandalise la société conformiste et soucieuse de respectabilité. Charles Baudelaire (1821-1867) est un écrivain français du XIX ème siècle. Son « h » aspiré provoque un hiatus qui brise le rythme de la lecture et suggère un climat d’agression et de brutalité. La chute du roi déchu / Le poète entre rêve et réalité ; La survie du poète dans le théâtre social. souligne certes l’envergure exceptionnelle de cet oiseau mais, par hypallage (oiseau des vastes mers) elle peut aussi suggérer sa symbiose avec l’immensité des espaces qu’il parcourt. L’antithèse entre présent et passé (« naguère si beau, qu’il est comique », « l’infirme qui volait ») accentue cette métamorphose. Charles Baudelaire (1821-1867) est un écrivain français du XIX, , 1868) sont à la source de la sensibilité moderne. Le motif de cette capture, pour s’amuser, témoigne de la cruauté des marins qui s’exerce fréquemment, ce que rappelle l’adverbe souvent. , il a tenté de tisser des liens entre le mal et la beauté, le bonheur fugitif et l’idéal inaccessible. Premiers cités, les marins sont peu décrits, l’accent est mis sur une communauté (v. 1 : « les hommes d’équipage »). Sa position, avant la césure, le met en valeur. la métaphore est  une figure de style qui consiste à mettre un mot à la place d'un autre par analogie ; la métaphore filée désigne une métaphore que l ' auteur construit sur plusieurs lignes sur un même thème, La première strophe est constituée d'une seule phrase ample pour présenter l'oiseau en vol dans la première strophe. Quant au poète, il s’identifie à son tour à l’oiseau par le motif de l’aile : Ses ailes de géant l’empêchent de marcher (V.16). Qui hante la tempête et se rit de l’archer ; Mais ne pouvant vivre toujours dans les nuées, le poète doit redescendre sur terre et le prix à payer est lourd. Par cette métaphore filée, une lecture des strophes semble évidente : Les trois premières strophes comparent l’oiseau à un « roi » déchu ; La quatrième strophe creuse la symbolique du poète. MA, professeur des lettres en Polynésie françaises. Lui, naguère si beau (V.10). Le titre « L’Albatros » se remarque par son article défini « L’ » qui nous indique un oiseau, certes, mais un oiseau bien identifié dans l’esprit du poète. Comment le poème met-il en évidence la déchéance du poète ? Au vers 13, l’analogie dont nous parlions au début de l’analyse établit une correspondance entre le poète et l’oiseau : Cette strophe nous dévoile une grande violence des hommes d’équipage non seulement qui le raillent, le parodient, mais vont jusqu’à l’insulter. L’importance accordée à cet oiseau se lit dans la place que tiennent les périphrases : la première, occupe tout le second hémistiche du vers 2, la seconde. Baudelaire représente donc le poète comme un albatros. Les parallélismes de construction des vers 11 et 12 (« L’un agace »/ »L’autre mime ») insistent sur la généralisation de cette violence. (1857) englobe la quasi-totalité de la production de Baudelaire de 1840 jusqu'à sa mort en 1867. «  L’albatros », le poème CIV de la section « Spleen et Idéal », composé de quatre quatrains. L'albatros est désigné par des périphrases (v. 2 : « vastes oiseaux des mers » ; v. 3 : « indolents compagnons de voyage ») qui ont toutes une valeur emphatique :  c'est tout l'aspect majestueux et souverain qui est déployé. La majuscule au nom « Poète » ainsi que la métaphore « prince des nuées » (qui n’est pas sans rappeler le surnom de « Prince des poètes » qui avait été attribué à Ronsard) suggère l’importance de cette figure. La métaphore filée : la métaphore est  une figure de style qui consiste à mettre un mot à la place d'un autre par analogie ; la métaphore filée désigne une métaphore que l ' auteur construit sur plusieurs lignes sur un même thème, Le premier mouvement (v. 1 à 4) : L'albatros dans l'azur, « Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents1 compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers. Ses recueils (Les Fleurs du Mal, 1857 ; Petits poèmes en prose, 1869) et son œuvre critique (l’Art romantique, 1868) sont à la source de la sensibilité moderne. Comme des avirons traîner à côté d’eux. Exilé sur le sol au milieu des huées, Titre : article défini qui donne une valeur générale, symbolique à l’oiseau. L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait ! L’un agace son bec avec un brûle-gueule, Le recueil Les Fleurs du Mal (1857) englobe la quasi-totalité de la production de Baudelaire de 1840 jusqu'à sa mort en 1867. La chute du géant est suggérée stylistiquement par une rupture de construction. Mais la dernière strophe nous invite à une relecture du texte puisqu’elle explicite une analogie entre l’oiseau et le poète. Au vers 13 intervient une comparaison qui change radicalement le sens du texte : « Le Poète est semblable au prince des nuées ». Figure de l’archer qui est un paroxysme de violence, car l’humain serait capable de monter au meurtre de l’oiseau, et donc du poète. Le poète/albatros est un roi déchu et il en souffre puisqu’il prend conscience de sa déchéance. Nous assistons donc à la chute de l’oiseau. Est-ce pour mieux accentuer le déchirement du poète entre ses deux vies : celle de la réalité et celle de l’idéal . L’albatros, oiseau puissant et majestueux dans les airs, s’avère maladroit et faible sur le sol. L’importance accordée à cet oiseau se lit dans la place que tiennent les périphrases : la première  (« vastes oiseaux des mers ») occupe tout le second hémistiche du vers 2, la seconde (« indolents compagnons de voyage ») neuf syllabes du vers 3. Notons aussi qu’à partir du vers 9, un seul oiseau est évoqué, ce qui prépare la présentation du Poète (V.13), lui aussi individualisé, dont la portée emblématique est renforcée par la majuscule : il représente la condition de tout poète. Il a recours à une image très suggestive pour dépeindre sa propre condition dans une société qui l'ignore complètement. On assiste très vite à un renversement de situation : l’oiseau, qui dominait par son envol le ciel, la mer et le navire, se transforme en victime. A peine les ont-ils déposés sur les planches, En effet, le masculin singulier de « exilé » ne peut s’accorder au sujet féminin pluriel « ses ailes ». (V.10) L’opposition entre les qualificatifs mélioratifs {ailé (V.9), beau (V.10)} et dépréciatifs {gauche et veule (V.9), comique et laid (V.10)}, voire antithétiques (beau/laid) fait sentir le tragique de la condition de l’homme/oiseau. est un poème qui aurait été inspiré à Baudelaire lors de son voyage en mer vers l’île Maurice. Le récit que contient le poème est marqué par la répétition : dès le premier mot, l'adverbe « souvent », suivi du présent d'habitude (v. 2 : « prennent »), donne à la narration une allure de vérité générale. Le temps présent donne une valeur générale à cette anecdote. Bienvenue sur ce site de ressources littéraires pour les élèves de lycée dirigé par Julien Strycharek, professeur de français. Le tragique de sa condition se lit constamment dans le rappel de sa grandeur passée opposée à sa misère présente : Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid ! Le poème est basé sur un principe de comparaison : l’oiseau est le poète, le poète est l’oiseau. La vie de l’albatros se transforme, par l’alchimie poétique, en miroir de l’existence du poète. Ainsi, les « hommes d’équipage » du vers 1 pourraient symboliser la société qui persécute le poète, le fait souffrir lorsqu’il n’est pas dans son univers naturel. L’action, mise en valeur par l’enjambement (Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage / Prennent des albatros…), prend un caractère subit et brutal. qui ont toutes une valeur emphatique :  c'est tout l'aspect majestueux et souverain qui est déployé. A travers la figure de l’Albatros, quelle place le poète entretient-il avec sa société ? L’action est dramatisée par toute une série de moyens. On relève l’emploi de nombreux termes dévalorisants pour qualifier l’oiseau lorsqu’il est sur le sol : « maladroits et honteux », « piteusement », « comme des avirons », « traîner », « comique et laid », « l’infirme », « gauche et veule ». De même la rime « laid »/ « volait » accentue de manière ironique le pathétique de la situation. Premiers cités, les marins sont peu décrits ; l’accent est mis sur une communauté : les hommes et l’équipage (V.1). Les planches est une des seules identification que le poète fait des marins. , donne à la narration une allure de vérité générale. Tout comme l’oiseau, le poète est incapable de s’adapter aux réalités de la vie ordinaire et un sentiment constant d’exclusion l’habite. Selon Baudelaire, le poète se situe, par son art,  au-dessus du commun des mortels dont il est incapable de partager la condition humaine. Il annonce ainsi le poète maudit de la fin du XIXe siècle. Au cœur des débats sur la fonction de la littérature de son époque, Baudelaire détache la poésie de la morale, la proclame tout entière destinée au Beau et non à la Vérité. Mais la dernière strophe nous invite à une relecture du texte puisqu’elle explicite une analogie entre l’oiseau et le poète. L’oiseau apparaît dès le 2e vers. La violence des marins est suggérée dès le vers 2 avec l’utilisation du verbe d’action « prennent ». BAUDELAIRE.
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